En route pour La Perle

En septembre 2016, Benoit Jutras le compositeur des musiques des spectacles de Dragone me contacte pour me proposer de participer à leur prochain show La Perle à Dubai. Le genre de nouvelles qui arrivent lorsque l’on s’y attend le moins… (merci à Rémy, musicien sur House of Dancing Water à Macao d’avoir parlé de moi). Quatre ans après être rentré de Macao où je jouais sur Zaia du Cirque du Soleil, j’avais envie d’une nouvelle grande aventure. Et quoi de plus logique que d’aller au pays des Pêcheurs de perles, puisque j’ai passé 10 ans à jouer ces musiques!

Même ampleur qu’à Macao, La Perle est un énorme projet de spectacle « aquatique ». Et comme tout projet de cette ampleur, il a énormément de retard. C’est finalement le 16 Avril 2017 que j’arrive à Dubai. Rien n’est prêt, le théâtre dédié est encore en travaux, les techniciens travaillent d’arrache pied pour que la création puisse commencer… fin mai?

Trois heures de queue à l’immigration

Pour l’instant je n’ai pas grand chose à faire, à part toutes les formalités administratives propres aux Emirats Arabes Unis, les tests médicaux (trois prises de sang jusque là!). Les collègues acrobates sont là depuis 6 mois déjà, ils commencent à se trouver leurs apparts et s’acheter leur voiture. Je prends des renseignements par ci par là, pas mal d’hispanophones, de français et bien sur des anglophones, c’est pratique d’être trilingue. Je suis logé dans une résidence, genre cité dortoir, aux cotés des milliers d’employés de la compagnie locale (qui gère des hotels et restaurants), beaucoup d’indiens et de philippins. Ce n’est pas l’idéal, en plein désert, rien autour, et à une demi-heure de bus jusqu’au théâtre… Mais patience, je me renseigne, attends ma carte de résident et mon compte bancaire local pour pouvoir m’acheter une voiture, une nécessité dans cette mégapole.

J’habite là bas

En attendant, je pratique mes instruments. J’ai emporté tout ce que je pouvais dans deux malles métalliques : 2 bouzoukis, une mandole, deux banjos turcs, une guitare, toutes mes flutes ethniques, et un Rav drum, il me tient bien compagnie, lui.

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